Préparation physique

Comment sauter plus haut au basketball : les bases qui t’approchent du dunk naturellement

15 décembre 2025
Samuel Ezelin
Comment sauter plus haut au basketball : les bases qui t’approchent du dunk naturellement

Sauter plus haut au basketball : ce qu’il faut comprendre avant de commencer

Beaucoup de joueurs veulent augmenter leur détente verticale pour prendre plus de rebonds, finir plus haut au cercle… ou simplement se rapprocher du dunk.
Mais avant de parler d’exercices ou de programmes, il faut comprendre une chose : sauter plus haut, c’est un ensemble de qualités qui travaillent ensemble, pas un muscle isolé.

La détente verticale dépend :

  • de ta force,
  • de ton explosivité,
  • de ta technique d’impulsion,
  • et de ta capacité à transférer cette force efficacement.

Dans cet article, on va poser les bases qui font réellement progresser en détente, sans exagération ni promesses irréalistes.

Pourquoi augmenter sa détente change tout dans ton jeu

Bien sûr, il y a le dunk. Mais sauter plus haut, c’est surtout être plus efficace partout :

1. Tu gagnes en présence sur les rebonds

Plus de détente = plus de ballons contestés ou captés.

2. Tu finis mieux près du panier

Tu arrives au cercle avec un angle plus favorable et plus de contrôle.

3. Tu défends plus efficacement

Contester un tir, couper une ligne de passe, changer une trajectoire : la détente aide dans chaque détail.

4. Tu deviens plus explosif sur tes appuis

Un premier pas plus rapide, des changements de direction plus nets.

Bref : sauter plus haut influence ton jeu même quand tu ne cherches pas à dunker.

Les 4 bases pour sauter plus haut au basketball

1. La force : le fondement de ta détente

Pour sauter plus haut, il faut d’abord pousser fort contre le sol.
La détente verticale dépend en grande partie de ta capacité à produire de la force en un temps très court.

La force utile au saut, c’est :

  • une extension puissante des hanches (fessiers),
  • une extension rapide des genoux (quadriceps),
  • une transmission efficace via les mollets et les chevilles.

Quand tu renforces ces zones, tu augmentes ton potentiel de saut, même avant de travailler l’explosivité.

Exercices simples mais réellement efficaces :

  • Squat (amplitude complète, contrôle)
  • Fente avant / arrière
  • Hip thrust (fessiers = moteur principal du saut)
  • Soulevé de terre partiel ou kettlebell deadlift

Pas besoin de charges énormes : une technique propre + 6 à 8 répétitions contrôlées suffisent pour développer la force utile.Idée clé : tu ne peux pas être explosif si tu n’as rien à “exploser”.
La force, c’est ce réservoir d’énergie qui te permet de mettre plus de vitesse dans ton saut.

2. La pliométrie : transformer la force en hauteur

La pliométrie, c’est ce qui rend ton saut plus rapide et plus explosif.
Elle apprend à ton corps à stocker et restituer l’énergie instantanément, un principe qu’on détaille dans notre article dédié à la pliométrie basketball.

Exemples efficaces :

  • pogo jumps (réactivité des chevilles),
  • skier jumps (appuis latéraux),
  • fentes bulgares sautées,
  • drop jumps (réaction rapide à l’impact),
  • bounding (puissance horizontale).

💡 Débutant : 40–60 sauts
Intermédiaire : 60–80
Avancé : 80–100
Toujours 2 à 3 séances par semaine, en misant sur la qualité plus que la quantité.

3. La technique d’impulsion : le détail qui change tout

Un joueur peut être puissant et explosif… mais perdre 5 cm parce que sa technique est approximative.

Une bonne impulsion, c’est :

  • une coordination précise entre les bras et les jambes,
  • une phase d’amorti courte (tu ne t’écrases pas avant de remonter),
  • une impulsion verticale, pas diagonale,
  • un alignement propre des genoux et chevilles.

Les bras comptent énormément :
leur oscillation peut représenter 10 à 15 % de ta hauteur finale.
Beaucoup sautent “bras morts”, ce qui limite immédiatement leur détente.

Travail utile :

  • Approches 1 appui, puis 2 appuis
  • Saut vertical bras libres vs. bras bloqués (pour sentir la différence)
  • Séquence “amorti → impulsion” en restant le plus compact possible

Technique = économie d’énergie + centimètres gratuits.

Tu ne deviendras pas un meilleur sauteur en faisant 10 000 jumps si ton mouvement de base n’est pas fluide.

4. Le gainage : stabiliser pour transmettre la force

Quand tu sautes, tes jambes produisent l’énergie…
mais ton tronc décide si cette énergie monte ou se disperse.

Un bon gainage te permet :

  • de rester stable pendant l’impulsion,
  • de mieux transférer la force des jambes vers le haut du corps,
  • d’éviter que ton mouvement “se casse” au milieu,
  • d’atterrir proprement, sans fragiliser genoux ni dos.

Le gainage pour un basketteur ne se résume pas à tenir une planche statique.
C’est un ensemble de mouvements qui stabilisent ton axe hanches–tronc–épaules, en situation dynamique.

Exemples utiles :

  • planche dynamique,
  • dead bug,
  • anti–rotation debout avec élastique,
  • gainage en position de défense.

Pour une vision plus complète de son rôle et des exercices spécifiques au basket, tu peux lire notre guide sur le gainage basketball.

Un saut puissant sans gainage, c’est comme un ressort sans structure : tu dissiperas toujours une partie de ton explosivité.

5 à 10 minutes par séance suffisent pour faire une vraie différence.

Routine simple pour commencer à sauter plus haut au basketball

Homme qui saute au haut au basketball

Échauffement – 5 minutes
Mobility hanches / chevilles
Activation fessiers

Force – 10 minutes
Squats (3×6)
Fentes avant (2×8/jambe)

Pliométrie – 10 minutes
Pogo jumps (3×12)
Drop jumps (3×6)
Bounding (2×20 m)

Technique – 5 minutes
Approche 1 appui / 2 appuis
Travail coordination bras/jambes

Gainage – 3 minutes
Planche dynamique

Simple, efficace, réaliste.

Et le dunk dans tout ça ?

Le dunk fait rêver.
Mais ce n’est pas juste une question de détente verticale brute.
Pour dunker, tu as besoin de quatre éléments qui fonctionnent ensemble :

1. Une détente verticale suffisante

Tu n’as pas besoin d’un saut “NBA”.
Beaucoup de joueurs dunkent avec 65–75 cm de détente…
à condition de maîtriser la suite.

2. Une approche efficace (1 ou 2 appuis)

Le dunk est un mouvement en course, pas un test de détente debout.
La vitesse d’approche ajoute un supplément de hauteur…
à condition que tu saches la contrôler.
Trop vite = perte d’équilibre.
Trop lent = perte d’énergie.

3. Une coordination en l’air

Attraper le ballon, monter les bras, protéger ton axe, absorber le contact :
le dunk demande un minimum de coordination aérodynamique.

Tu peux très bien sauter haut et ne pas dunker, simplement parce que ton timing n’est pas encore là.

4. La confiance

Le dunk est un geste explosif, parfois intimidant.
Plus tu progresses techniquement (approche + impulsion + contrôle),
plus la peur diminue,
plus tu oses.

La réalité : travailler ta détente t’approche du dunk… mais c’est la technique et la confiance qui finissent le travail.

Et c’est ça qui rend le dunk accessible, même pour des joueurs amateurs motivés.

L’essentiel à retenir pour progresser

Sauter plus haut ne se résume pas à un exercice unique.
C’est l’équilibre entre :

  • force,
  • explosivité (pliométrie),
  • technique,
  • stabilité (gainage),
  • et régularité.

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